Influence commerciale : moins de contenus de marque, mais des vues en hausse selon le baromètre UMICC-CPA

Les créateurs publient un peu moins de contenus qui citent des marques, mais ces contenus sont davantage vus : c’est le principal enseignement de la deuxième édition du Baromètre de l’influence commerciale, publiée le 3 novembre 2026 par l’UMICC et le CPA. Pour une marque qui travaille sa visibilité sur les réseaux sociaux, le message est clair : la portée progresse, l’engagement recule.

En bref
  • Hors LinkedIn, 46 200 créateurs ont cité au moins une marque suivie, en recul de 2 % sur un an.
  • Les mentions de marques baissent de 4 %, mais les vues grimpent de 10,2 %, à 30,4 milliards.
  • Les engagements, eux, reculent de 9,4 %.
  • LinkedIn entre dans l’étude avec environ 5 000 créateurs, très présents en finance et en high-tech.

Que mesure ce baromètre ? #

L’étude est portée par l’Union des métiers de l’influence et des créateurs de contenu (UMICC) et le Collectif pour les acteurs du marketing digital (CPA). Elle couvre la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, selon l’article de CB News consacré à la publication.

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Le périmètre retenu : les créateurs de plus de 10 000 abonnés sur Instagram, TikTok, YouTube et Snapchat, dont au moins 30 % de l’audience est en France. CB News en dénombre 202 000. Leurs publications sont passées au crible pour 1 000 marques réparties dans dix secteurs, à partir des données de Kolsquare, Reech, Traackr et Favikon.

Nouveauté de cette édition, LinkedIn fait son entrée. Avec ce réseau, l’étude compte 51 200 créateurs actifs en influence commerciale et plus de 325 000 mentions de marques.

Moins de publications, plus d’audience : comment l’expliquer ? #

À périmètre comparable, c’est-à-dire sans LinkedIn, le nombre de créateurs qui citent des marques recule de 2 %, à 46 200. Les mentions baissent de 4 %, à un peu plus de 310 900. Chaque créateur publie en moyenne 6,7 contenus liés à une marque, contre 6,8 un an plus tôt.

Dans le même temps, les vues de ces contenus progressent de 10,2 % pour atteindre 30,4 milliards. Les engagements (likes, commentaires, partages) tombent à 1,17 milliard, soit 9,4 % de moins.

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Autrement dit, les contenus de marque touchent plus de monde, mais font moins réagir. Pour une stratégie de visibilité, la conséquence est concrète : le nombre de vues ne suffit plus comme indicateur, il faut regarder ce que l’audience fait réellement du contenu.

Pourquoi la plupart des mentions sont gratuites #

Un chiffre retient l’attention : selon le CPA, cité par CB News, 86 % des mentions de marques sont publiées sans contrepartie. Les créateurs parlent donc spontanément de produits, sans contrat ni rémunération.

Le Journal du Net rapporte la formule des auteurs de l’étude : « une visibilité gratuite et massive, portée par les créateurs, qui continue de gagner du terrain ». Il précise aussi que la part des collaborations commerciales passe de 15,5 % à 14,3 % des mentions.

Pour une marque, cela plaide pour une veille régulière de ce qui se dit d’elle, bien au-delà des seules campagnes payées. Une mention spontanée peut être relayée, remerciée ou transformée en partenariat.

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Quels réseaux comptent vraiment ? #

D’après le Journal du Net, Instagram reste la base : il réunit 54 % des créateurs actifs, 60 % des contenus et 55 % des vues. TikTok pèse un peu plus d’un quart des contenus, mais génère près de 41 % des vues et 49 % des engagements, autant qu’Instagram.

Les auteurs jugent que YouTube, Snapchat et X « restent marginaux en volume comme en engagement sur l’ensemble des secteurs ».

LinkedIn, enfin, change la donne dans certains secteurs. En finance, il concentre 55 % des mentions de marques, avec 1 274 créateurs actifs et un taux d’engagement de 5,74 %, selon CB News. En high-tech, sa part atteint 37 %, avec 625 créateurs actifs. Pour une marque B2B, l’influence passe désormais aussi par les profils d’experts et de dirigeants.

Le gifting progresse, l’interaction s’essouffle #

L’envoi de produits gratuits aux créateurs, le gifting, est en plein essor. À partir des données d’Influence4You, Sampleo et Skeepers, le baromètre compte 23 000 campagnes, soit 52 % de plus en un an. Elles ont produit 331 000 publications et 2 milliards de vues.

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Mais là encore, la réaction du public faiblit : selon CB News, la visibilité progresse de 44 % quand le taux d’interaction passe de 5,9 % à 3,5 %. TikTok concentre 56 % des campagnes. La beauté, la santé et l’hygiène en représentent 44 %, et la high-tech grimpe de 5 % à 21 %.

L’affiliation, un levier mesurable #

Volet le plus concret pour les annonceurs, l’affiliation. Sur neuf plateformes spécialisées, 3 024 annonceurs ont généré 291,4 millions de clics et 3,57 millions de ventes mesurées, pour 376,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les créateurs ont perçu 33,3 millions d’euros de commissions : chaque euro de commission correspond ainsi à environ 11 euros de ventes.

Ce qu’une marque peut en retenir #

Premier enseignement : viser l’audience ne suffit plus. Avec des vues en hausse et des engagements en baisse, il vaut mieux suivre les clics, les inscriptions ou les ventes que le seul compteur de vues.

Deuxième enseignement : choisir le réseau selon son secteur. TikTok domine la portée et le gifting, Instagram reste incontournable, et LinkedIn devient un terrain sérieux dès qu’on s’adresse à des professionnels.

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Troisième enseignement : ne pas négliger la parole spontanée. Quand près de neuf mentions sur dix ne sont pas payées, la réputation d’une marque se construit d’abord sur la qualité de ce qu’elle propose, et sur sa façon de dialoguer avec ceux qui en parlent.

Questions fréquentes #

Qui publie le Baromètre de l’influence commerciale ?

L’UMICC, qui fédère les métiers de l’influence et les créateurs de contenu, et le CPA, collectif des acteurs du marketing digital. Cette deuxième édition a été publiée le 3 novembre 2026.

Les créateurs publient-ils moins pour les marques ?

Légèrement : hors LinkedIn, les mentions reculent de 4 % et le nombre moyen de contenus par créateur passe de 6,8 à 6,7. Mais leurs vues augmentent de 10,2 %.

Quelle place pour LinkedIn ?

Intégré pour la première fois, LinkedIn représente environ 5 000 créateurs. Il concentre 55 % des mentions de marques en finance et 37 % en high-tech.

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